Témoignages

Chefs, cheftaines, responsables de groupe, chargés de mission... Ils témoignent de ce qui les pousse à être bénévoles au sein de l'association.

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Témoignage de Pauline sur ses années compas !

Je m’appelle Pauline Zins, j’ai eu 20 ans hier ! Je suis actuellement en dernière année de licence de droit à Dijon, et suis scoute au sein du groupe du Creusot depuis 8 ans maintenant.

Bon anniversaire en retard ! Bon, on va entrer dans le vif du sujet : en première année, on est partis dans le Sud de la France pour apporter de l’aide à la communauté d’Emmaüs… qu’est-ce que tu as retenu de ce premier camp ?
Oh la… Ça va être difficile de ne citer qu’une seule chose! Avant tout l’accueil plus que chaleureux qu’on a reçu, les témoignages émouvants des compagnons et compagnes d’Emmaüs aux parcours de vie tous aussi exceptionnels les uns que les autres, la bonne nourriture (faut le dire, le cuistot était top), et les super compas des autres équipes qui étaient présentes à la communauté de St-Gaudens en même temps que nous.
Enfin, la solidarité ça peut-être dans les pays défavorisés, mais ça peut se passer partout autour de nous, dans notre ville, a notre échelle, et ça m’a donné envie de plus m’intéresser aux initiatives solidaires locales !

Intéressant… du coup ensuite ça a été la préparation au grand projet à l’international ! Ça a pas été tous les jours facile, mais qu’est-ce que ça t’a appris ?
La patience ! Oui parce qu’une équipe ou tout le monde est au même niveau, ça se gère plus difficilement que lorsqu’on est sous les ordres d’un chef. Donc, il faut s’adapter aux façons de penser de tout le monde, et ne pas rester bloqué sur ses idées, accepter d’autres propositions, etc... Je vais pas mentir, ça n’a pas toujours été simple, mais le travail en équipe est un exercice qui s’apprend sur le tas, et aujourd’hui je pense que chacun à trouvé son équilibre au sein de l’équipe.

Et alors, le Vietnam, raconte ! C’était comment ?
Ah le Vietnam… Assurément la plus belle expérience de ma vie. Avoir la possibilité à 19 ans seulement, de partir à l’autre bout du monde avec des amis pour essayer d’accrocher des sourires sur des visages d’enfants: j’aurais pas pensé ça possible un jour. L’accueil des locaux a été incroyable, les enfants étaient super attachants, les paysages à couper le souffle. C’était extrêmement enrichissant sur tous les points.

T’as pas une petite anecdote marrante à nous raconter ?
Clairement, le riz. Il était partout, tout le temps, dans tous les plats pour mon plus grand plaisir ( seulement les 3 premiers jours, après on se lasse). Plus généralement, au niveau culinaire je me suis régalée pendant la partie touristique, mais pendant le service pas trop. La raison étant que l’alimentation est composé d’aliments extrêmement maigres en calorie (riz majoritairement), en sel, en sucre (pas de chocolat pendant 1 mois </3). C’est un peu futile mais ça a été le plus difficile à vivre pour moi ahah.

Et quelque chose qui t’a touché ?
Le dernier soir du service à l’orphelinat, les enfants nous ont organisé une petite représentation avec danse, chants en français etc.. Et notre référente sur place (une sœur) nous a lu un discours écrit avec les enfants, traduit par une amie à elle en français. Un des passages m’a vraiment touchée “nous avons deux dictons en vietnamien : nous ne pouvons pas réussir sans le maître, et celui qui enseigne même un mot est notre professeur”, en référence au cours de français donnés aux enfants. C’était très beau, et la légende dit que j’ai presque pleuré.

Est-ce que ce voyage a changé quelque chose dans ta manière de voir le monde ?
Oui, mais je dirais plus généralement que l’expérience compagnon m’a changée. J’ai pris conscience de toutes les belles choses que l’on pouvait faire, avec des moyens (pour des projets à l’étranger) ou pas du tout (en France). Ça a été une aventure dingue, et ça m’arrive souvent de regarder nos souvenirs photos et vidéos avec une grande nostalgie, de tous les moments passés depuis 2 ans. Mais effectivement le Vietnam m’a fait découvrir une culture que je ne connaissais pas, et qui m’a beaucoup plu, j’avoue être un peu tombée amoureuse d’Hanoï ahah ! Je me sens surtout très chanceuse pour ce que j’ai vécu, même si j’ai travaillé pour, c’était une opportunité incroyable !

Allez, trois mots pour résumer le projet au Vietnam !
Rencontres, paysages et dépaysement !

Et maintenant que tout ça c’est fini, comment est-ce que tu comptes prolonger ton engagement ?
Les experiments c’est fini en effet, mais on est encore en troisième temps, et pour moi ça rimait avec service au groupe. Avec une envie incommensurable de prendre une bouffée de scoutisme “à l’ancienne”, soirée feu de camp, et week end sous la pluie, je me suis engagée cette année en tant que cheftaine Scout et Guide (branche bleue, 11-14 ans) avec mon cher Jonathan. Je suis pleinement épanouie dans le mouvement, et j’essaye de motiver mes petits bleus à un jour passer la chemise verte (et c’est en bonne voie hihi).

Est-ce que t’as quelque chose à rajouter ?
Pas très original mais réellement sincère : un grand merci à nos Acocos (Claire et Antoine Forin, et Sylvie Boudot) pour leur présence sans faille pendant 2 ans, aux donateurs pour leurs aide si précieuse en vue l’aboutissement de notre projet, et à toutes les personnes qui nous ont poussé, soutenu, encouragé à tout moment de l’aventure compagnon. Merci à vous qui suivez notre page aussi : famille, amis, ou curieux, vous avez fait vivre cette équipe à votre manière, et c’était génial pour nous de nous improviser community manager !
Et surtout merci à mes compas pour cette belle expérience, mais surtout juste merci à eux, d’être eux.
Aujourd’hui j’ai la sensation d’une page qui se tourne, mais la page d’un des plus beaux livres de ma petite vie.

Pour vivre en vidéo leur voyage, c'est par ici !

Témoignage d'Agathe sur ses années compas !

Moi c’est Agathe Géroudet, j’ai 19 ans, je suis en 3ème année d’école d’orthophonie à Lyon et… voilà c’est à peu près tout ! Je suis scoute depuis plus de dix ans maintenant, j’ai arrêté de compter !

Nickel ! Tu peux nous donner un peu ton ressenti par rapport à notre premier camp avec la communauté d’Emmaüs en 2017 ?
Tout plein de choses ! On était partis à Emmaüs en se disant que ce serait un camp lambda, et que la vraie aventure on la vivrait à l’international… Eh bah on s’est bien plantés ! On s’est retrouvé dans un milieu très pauvre, avec des gens très différents de nous, et c’était assez difficile au début. Mais perso j’ai créé de belles amitiés avec ces personnes, on a vécu de supers beaux moments de discussion, de jeux et de travail, avec les compagnes et les compagnons d’Emmaüs. Je pense en particulier à Alex, qui m’a apporté énormément par son témoignage de vie (si tu passes par là, j’attends de tes nouvelles ^^). Nos relations avec eux étaient toutes simples, sans artifices, on a eu beaucoup de mal à retourner à notre quotidien. Pour nous, Emmaüs, c’était “la vraie vie” ! Et comme Pauline l’a dit, pas besoin de faire 10 000km pour faire du solidaire ! Maintenant quand j’entre dans un magasin Emmaüs, je pense à toutes les vies qu’il y a derrière tout ça, tout le travail, et je suis trop fière de ces gens.

Maintenant, parle-nous de la préparation au projet à l’international...
Alalalala, la préparation… Bah on va dire que l’année 2017-2018 a été remplie de péripéties ! On a perdu deux projets, ça nous a pas mal découragé déjà… Du coup on a galéré parfois pour rester soudés en tant qu’équipe, mais on a réussi à se soutenir pour garder le cap, et le résultat en valait la peine ! Nos accompagnateurs nous ont pas mal guidés dans la gestion de l’équipe et du projet, et on a quand même appris beaucoup de choses par nous-même sur le moment. Mais c’est cool, ça nous fait une bonne expérience pour l’avenir. Et puis on a quand même vécu de bons moments, pendant les extra-jobs par exemple !

Raconte nous rapidement ce que t’as vécu au Vietnam.
Je vais essayer de faire court : tout était différent. On s’est pris un gros choc culturel en pleine face, que ce soit au niveau du climat, très chaud et humide, de la langue, compliquée à prononcer pour nous, du mode de vie, et de la cuisine, parce qu’il faut dire que manger du riz à tous les repas, ça marque à vie ! On a pu donner des cours de français aux enfants, leur apprendre des chansons, bercer les bébés, nouer des liens avec les sœurs qui s’en occupaient sans pouvoir communiquer par la langue. Pendant la semaine de tourisme, on en a pris plein les yeux, entre la baie d’Halong, qui est clairement le plus beau paysage que j’ai jamais vu, et Hanoï, avec ses échoppes de rue et ses arbres partout sur les trottoirs !

Est-ce que tu pourrais nous faire part d’un moment original, drôle, que t’as vécu là-bas ?
Avec plaisir ! A chaque fois qu’on sortait de l’orphelinat pour aller se balader ou visiter les environs, des inconnus nous arrêtaient dans la rue pour prendre des photos avec nous, uniquement parce qu’on avait des têtes d’européens ! Ça nous a fait un peu drôle, mais il faut dire que dans les petites villes vietnamiennes, il est très rare de croiser des touristes, et on les remarque directement… On s’est un peu sentis comme des stars, certains essayaient même de nous prendre en photo à notre insu, mais niveau discrétion c’était souvent raté.

Et sinon, quelque chose, quelqu’un, qui t’a particulièrement touché ?
L’accueil des vietnamiens, leurs sourires ! On a été invité plusieurs fois dans des familles qui nous ont fait d’énormes repas à base de nems, pour notre plus grand bonheur, et qui nous ont fait visiter la région. On se sentait toujours accueillis comme des membres de la famille, et beaucoup de ces personnes se sont démenées pour nous faciliter la vie, en appelant des taxis, en nous aidant dans l’organisation de notre semaine de tourisme… On ne serait pas allés plus loin que l’orphelinat sans eux ! Vraiment, les vietnamiens, c’est les champions de l’accueil !

Est-ce que ce voyage a changé quelque chose dans ta manière de voir le monde ?
Beaucoup de choses même. J’avoue avoir eu une période de grosse remise en question en rentrant, je n’arrivais pas à raconter le voyage à ma famille et à mes amis. Je me suis demandée si ça avait vraiment du sens de partir à l’autre bout du monde pour faire un projet solidaire alors qu’il y a déjà tellement de choses à faire en France… J’avais l’impression d’être un imposteur, d’avoir jeté de la poudre aux yeux des gens qui nous suivaient, de ne pas avoir réellement été utile au Vietnam. Maintenant je me dis que ce projet m’a permis de m’ouvrir au monde, de m’émerveiller, et que ce qu’on a fait avec les enfants à l’orphelinat ne leur a peut-être pas changé la vie, mais on leur a apporté un peu d’exotisme, de jeux, et on a pu être leurs grands frères et soeurs pendant trois semaines ! J’ai vécu une bonne expérience, et je me dis que j’ai encore du temps devant moi pour m’investir dans d’autres projets plus importants, avec un impact à long terme. Et au niveau des habitudes culinaires, je me suis acheté un cuiseur de riz, et je fais mes propres nems maison (c’est cent fois meilleur) !

Tes trois mots à toi pour résumer ce voyage ?
Arrrgh, seulement trois ? Enfants, émerveillement, et... riz !

Et maintenant que tout ça c’est fini, comment est-ce que tu comptes prolonger ton engagement ?
J’ai décidé de prendre une pause dans mon parcours scout, j’en ai besoin après toutes les péripéties qu’on a vécues l’an dernier, même si je reste toujours proche du groupe en cas de besoin, et pour le troisième temps compa évidemment ! Cette année je m’engage autre part, dans la communauté du Chemin Neuf à Lyon, pour deux années de service avec d’autres jeunes. Dans les années à venir, je réfléchis aussi au bénévolat dans d’autres assos, comme Emmaüs, ATD Quart-Monde… Mais chaque chose en son temps !

Une dernière chose à dire ?
Ben merci, évidemment ! Merci à nos acocos, à ma famille et mes amis qui ont dû supporter mes moments de panique, aux gens qui nous ont suivis, aux donateurs, aux membres du groupe scout du Creusot ! Merci bien sûr à cette équipe de winners, avec qui j’ai réalisé ce rêve qu’on avait fait il y a 6 ans… On l’a fait les copains !
J’ai toujours rêvé de pouvoir ressortir cette phrase que j’avais lue dans une BD quand j’étais en primaire : “Je remercie tout le monde, j’espère que je n’ai oublié personne”.
Et pour les futurs compas du Creusot, foncez ! Vous avez un groupe tellement bienveillant derrière vous, vous pouvez être sûrs que vous serez soutenus dans vos projets, et même si c’est pas toujours facile, ça en vaut la peine, promis !

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Témoignage de Jonathan sur ses années compas !

Salut ! Moi c’est Jonathan. Je continue mes études d’histoire de l’art cette année à Toulouse.
Mais je reste toujours présent dans le groupe du Creusot pour une 13e année dans le mouvement !

On va faire appel à ta mémoire : tu peux nous partager un peu ce que tu as vécu avec la communauté d’Emmaüs en première année compa ?
Eh bien, ça a été une expérience… inattendue. Quand on se lance dans ce genre de projet, on a forcément une idée en tête de la manière dont vont se dérouler les choses. Pour le coup, c’était bien loin que ce que j’avais imaginé ! On a été catapulté dans la vie des compagnons d’Emmaüs dont le quotidien était très différent du nôtre. Quand on est habitué à un certain confort et niveau de vie, on a souvent tendance à oublier que ce n’est pas le cas pour tout le monde, alors que ces personnes vivent juste à côté de nous. Et même si nous avons apporté notre aide pour la cuisine, le ménage, le jardinage ou même pour faire tourner la boutique, ils nous ont apporté tellement plus ! Evidemment, les liens ont été très forts, et ça a été une vraie richesse d’avoir pu être au coeur de la communauté, dans le concret.

Trop bien ! Et qu’est-ce que tu peux nous dire sur la préparation au projet à l’international l’an dernier ?
Houlà, tout un périple ! Je pense qu’on a tous énormément évolué durant ces deux années de préparation. Monter un projet à l’international, c’est très formateur, surtout à plusieurs. L’unité et la communication dans l’équipe, la définition du projet, la prise de contact, l’établissement du budget, les recherches de financement, les extra-jobs… tout cela est à prendre en compte pour que le projet aboutisse ! Malgré les difficultés qu’on a rencontrées, je suis très fier qu’on ait réussi à tenir bon. Heureusement que nous étions soutenus par de nombreuses personnes, sans qui le projet n’aurait pas été possible.

Bon du coup, à ton tour de parler du grand voyage !
Encore maintenant, j’ai du mal à redescendre sur terre. Ce n’est pas tous les jours qu’on s’improvise prof de français dans un pays situé à 15h de vol de chez nous ! En plus des cours que nous donnions, ça a été aussi un vrai bonheur de jouer et de donner le biberon aux bébés. Pour ce qui est de la culture, il y a eu un temps d’adaptation assez conséquent, mais nous avons su nous adapter petit à petit. L’accompagnement et l’accueil que nous ont réservés nos contacts là-bas étaient exceptionnels. Nos journées étaient ponctuées de visites de la région et nous étions régulièrement invités à manger chez nos amis vietnamiens. La dernière semaine, nous avons également pu découvrir tous les paysages incroyables de la baie d’Halong et d’Hanoï, la capitale.

L’anecdote rigolote ! L’anecdote rigolote !
J’en ai une, et ça a bien fait rire mon équipe d’ailleurs… Alors que nous étions arrivés à l’aéroport d’Hanoï, j’ai eu la surprise de ne pas trouver ma valise. Et ce n’est pas 1 ou 2 jours qui se sont écoulés avant de la récupérer, mais bien 5 ! Vous n’imaginez pas la joie que j’ai eu en la retrouvant.

Ahahah, pas mal ! Et sinon, est-ce qu’il y a quelque chose qui t’as particulièrement touché ?
C’est trop dur de ne citer qu’une seule chose. Il y a d’abord la simplicité avec laquelle les enfants m’ont intégrés dans leur quotidien, particulièrement les garçons. J’ai vraiment passé de supers moments, comme durant de nombreuses parties de foot, même si je perdais souvent. D’ailleurs, si ce n’était pas pour me sauter dessus, ils prenaient toujours soin de me raccompagner jusqu’à ma chambre. Mais sinon c’est bien évidemment les sourires des petits comme des grands qu’on nous adressait qui m’a particulièrement touché. Rien que pour ça, je savais que notre pari d’apporter un peu de joie était réussi.

Est-ce que selon toi il y a un avant et un après ce voyage ?
Avant ce voyage, je ne savais pas utiliser des baguettes. Maintenant, je suis passé maître dans l’art !

Donne-nous tes trois mots pour résumer l’aventure vietnamienne !
Sourire, bienveillance, expérience.

Et toi alors, tu comptes prolonger ton engagement ?
Bien sûr ! J’aurai du mal à m’arrêter en si bon chemin ! Pour les compas, la 3e année est un temps de relecture et de témoignages. J’ai donc souhaité mettre à profit mon expérience en tant que chef de la branche des scouts et guides (11-14 ans) avec Pauline. Et j’espère vraiment mettre des étoiles dans les yeux de nos jeunes et susciter de nouveaux projets, comme d’autres l’ont fait avec nous à leur âge.

Le mot de la fin ?
Un simple merci me semble très peu pour exprimer toute ma reconnaissance envers ceux qui ont fait vivre ce projet et nous ont accompagné de près ou de loin, alors.... Mille mercis ! Je crois bien que Pauline et Agathe ont déjà tout dit avant moi. Ca a été une sacrée belle aventure, dont on se souviendra longtemps !

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Témoignage de notre Chef Cuistot !

Aujourd'hui nous allons nous éloigner du grand terrain de jeux du Château du Breuil, où sont en train de jouer les jeunes et les chefs, pour nous diriger vers le coin cuisine, tenu par notre Chef Cuistot Officiel, Florian SEROUART !

Bonjour Florian,
Te voilà sur le site internet du groupe Scouts & Guides de France du Creusot !
Caché derrière tes marmites, tu n'echapperas pas à nos petites questions car nous voulons en savoir plus sur toi !

Alors Florian, pourquoi as tu décidé de donner de ton temps à l'association des Scouts & Guides de France ?

"Je pense qu'au fond de moi, j'aurais aimé être scout quand j'étais jeune. C'est une ambiance qu'on ne trouve nulle part ailleurs et qui me plait beaucoup. C'est un réel plaisir pour moi de pouvoir apporter mon aide au groupe du Creusot en faisant la cuisine à chaque weekend de groupe, c'est un moyen de soulager l'équipe de groupe et les chefs qui s'occupent en priorité de l'organisation, de l'animation et des jeunes.
La cuisine est un moment convivial que je partage avec les petites mains qui viennent m'aider lors de la préparation, certains parents souhaitent apporter, tout comme moi, leur aide, et heureusement qu'ils sont là !
Ce n'est pas un service facile de faire la popotte pour 110 personnes !"

Vivre la cuisine dans l'imaginaire !

Quels sont les valeurs que tu veux faire passer aux jeunes dans l'élaboration de tes menus ?

  • Retour à la bonne cuisine !
    "Je suis moi même papa de jeunes scouts et celà me tient à coeur qu'ils puissent manger équilibré, local et bon !
    J'essaie de faire découvrir aux jeunes des nouvelles saveurs, des plats originaux qu'ils n'ont pas l'habitude de manger, la cuisine au feu ...
    il n'y a rien de plus agréable que de voir leurs regards reconnaissants !
  • Du fait maison !
    J'essaie le plus possible de ne pas acheter de produits préparés : par exemple, pour la purée, ce sont des pommes de terre du marché, épluchées, écrasées et assaisonnées à la main ! La crème dessert en conserve a été remplacée par une vraie crème anglaise maison et faite sur place !
  • Le moins d'emballage possible !
    L'écologie est une grande valeur du scoutisme, alors pour la cuisine, le moins d'emballage possible et pas de gaspillage !
  • Décider d'acheter local !
    Pour les courses, j'essaie de ne pas faire tous mes achats dans un supermarché. Je vais à la boulangerie pour le pain et les brioches du goûter, à la boucherie pour la viande, au marché pour les fruits et légumes etc... Les aliments ont un autre goût, ils sont de saison et ce système favorise l'économie locale.
  • Les interactions sociales !
    Que ce soit lors de l'achat des produits ou lors de la préparation et le service du repas, on est tout le temps en interaction avec des personnes. L'entraide chez les scouts et guides de France est une valeur très présente. Quelques fois on a l'impression qu'on n'y arrivera jamais, puis tout le monde met la main à la pâte, et en quelques minutes tout est prêt ! Comme par magie !

Manger mieux n'est pas plus cher ! Pour le weekend mission aventure, le petit dejeuner et le repas (purée + barbecue + crème dessert et fruit) a couté 7€ par enfant. C'est plus de travail pour les courses mais ca vaut le coup !"

"Il faut savoir manger un peu de pain noir pour retrouver la saveur du pain blanc."

Pourquoi te lances tu des challenges ?

"Je veux apprendre de nouvelles choses et les faire découvrir aux jeunes. Je veux transmettre le message de la cuisine, celui de faire plaisir aux autres.
Nous sommes dans une société où tout tombe tout cuit. Le scoutisme est une autre façon d'apprendre le monde, de retourner vers l'authentique, sortir de son confort quotidien et voir que l'on est capable de faire autrement. Et bien il en est de même avec la cuisine !
Il n'y a rien de plus agréable que de quitter son confort pour le retrouver ensuite."

"Chacun participe à un ensemble, moi aussi je suis une petite fourmi."

Quelle est la plus grosse difficulté du Chef Cuistot ?

"Le temps ! Et oui, il faut savoir s'adapter à l'emploi du temps du weekend et des jeux, anticiper le temps de préparation et de cuisson ... Et puis, l'assaisonnement n'est pas chose facile non plus. Quand il faut faire une vinaigrette pour une centaine de personnes, ce n'est pas comme à la maison !"

Le mot de la fin ?

"Que ça dure ! Et un grand merci à toutes les petites mains qui viennent m'offrir leur aide, en particulier Gilles, Delphine, Raphaël, Pierre-Marie, Julie, Pierre, Patricia, François, les chefs et les jeunes pour le weekend mission aventure que nous venons de passer !"