Mais qui sont donc ces jeunes que nous cherchons à recruter ?

Publié le 5 octobre 2020 avec les mots-clés: Actualités, Mis en Avant

Les débuts d’années scoutes sont souvent synonymes de recrutement de nouveaux chefs.
Pouvons nous démarrer alors que nous n’avons pas assez de chefs ?
Comment faire pour trouver des chefs ?
Où les rencontrer ?

Il n’y a pas de réponses toutes faites pour autant il y a des incontournables :
Être visible, communiquer, montrer qu’un groupe existe dans le quartier, dans la ville.

Nous vous proposons aujourd’hui le témoignage de 2 jeunes chefs qui viennent d’arriver dans un groupe du territoire de Toulouse Gascogne. Leur trajectoire est riche d’enseignement.

« Il est important de se souvenir de ce que l’on doit à la nature. Et le scoutisme c’est le meilleur moyen pour cela. »

Qui est tu ?
Bonjour, je m’appelle Judith. J’ai 21 ans.
J’ai été cheftaine à Angoulême. Je suis revenu sur Toulouse pour poursuivre mes études en sciences du langage.

Comment as tu trouvé le groupe scout ?
Tout d’abord, je voulais m’investir dans un groupe qui avait vraiment besoin de chefs. C’est un ami de ma sœur qui m’a donné des renseignements sur des groupes. J’ai appelé les RGs qui m’ont répondu très rapidement. J’ai été invitée à manger chez eux. Le courant est super bien passé. J’ai dit oui.

Pourquoi as-tu choisi d’être cheftaine ?
Pour moi être cheftaine, c’est un choix qui date de 4 ans. J’avais envie de continuer ici sur Toulouse.
Ce qui me plaît c’est le contact avec les jeunes, leur apporter des choses. On les voit progresser, grandir et devenir de plus en plus autonomes. On se sent utile à l’éducation des jeunes. Les parents nous font confiance. Il y a un côté grisant à cette responsabilité.
Il est important de se souvenir de ce que l’on doit à la nature. Et le scoutisme c’est le meilleur moyen pour cela.

« Pour moi, c’est une évidence de continuer à être dans le mouvement scout. »

Qui est tu ?
Bonjour, je m’appelle Thomas. J’ai 23 ans.
Je suis chez les scouts depuis 16 ans. J’ai commencé au groupe de Plaisance. Je suis parti pour mes études à Orléans puis à Limoges où j’ai été chef. Je poursuis mes études à Toulouse en informatique à l’INSA.

Comment as tu trouvé le groupe scout ?
Je connaissais Judith avant de venir. Le bouche à oreille , le réseau scout et les amis ont fait que j’ai pris contact avec le groupe scout.

Pourquoi as-tu choisi d’être chef ?
Pour moi, c’est une évidence de continuer à être dans le mouvement scout.
C’est très gratifiant d’être chef scout et de voir les jeunes progresser.
Apprendre pleins de trucs aux jeunes, et voir que quelques années plus tard ils les ressortent.
Pour moi l’envie d’être utile c’est important.
Être chef dans un nouveau groupe, c’est aussi rendre au mouvement scout tout ce qu’il m’a apporté.
J’ai encore envie de donner des choses et surtout d’aller au bout de ma formation de chef.

Merci à Judith et à Thomas pour leur témoignage et bravo pour leur engagement dans l'unité Scouts/Guides de Toulouse Rive Gauche.

Ce que l’on retient de ces récits :

Le groupe doit communiquer dans le réseau scout et en dehors. Il faut faire remonter ses besoins d’encadrement. Les jeunes ont tendance à s’engager là où il y a le plus de besoin.

On dit souvent que les chefs se recrutent entre eux. Oui l’effet de groupe est important. C’est plus facile de venir à plusieurs que tout seul.

Être réactif ! On ne le dira jamais assez. Un groupe qui a vraiment des besoins se doit de répondre rapidement aux chefs. Il est toujours surprenant d’entendre par les jeunes qu’ils n’ont pas été rappelés. Même si un groupe n’a pas forcément de besoin d’encadrement, il faut alors aiguiller vers un autre groupe ou bien l’équipe territoriale qui saura donner suite.

Et une fois que les chefs sont là, c’est finis ?
Non, au contraire c’est maintenant que cela commence. Pour eux, bien souvent, c’est une nouvelle vie scoute qui démarre. La transition n’est pas toujours évidente avec ce qu’ils ont vécu avant. L’accompagnement de nouveaux chefs dans un groupe est vraiment importante. Soyons à l’écoute et montrons leur qu’ils ne sont pas seuls dans leur mission.