Cap International

Cet été, la caravane du groupe de la Sainte Croix du Ventoux à Carpentras a décidé de traverser l’Atlantique pour vivre un camp à l’international en jumelage avec les pionniers de Saint Eustache au Québec. Un bel exemple de coopération internationale et une aventure exceptionnelle qu’ils nous racontent ici !

Comment avez-vous eu l’idée de partir au Canada ?
L’idée nous est venue lors du dernier jamboree pionniers-caravelles de 2015 à Strasbourg : You’re Up. Notre caravane était alors jumelée avec le poste de pionniers québécois de Saint Eustache. A l'issu de ce jamboree et d’une partie du camp effectuée ensembles, les canadiens nous ont lancé la fameuse phrase : « et vous, vous venez quand au Canada ? ». Une réflexion de deux minutes, un sourire malicieux et nous donnions notre réponse : « chiche que nous venons dans deux ans ! » Et nous voici embarqués dans l’aventure !

Comment se prépare-t-on en caravane pour un tel voyage ?
Préparer le camp nous a pris du temps : nous nous sommes appuyés sur la volonté des chefs et la motivation de la caravane pour réussir à convaincre le groupe et le territoire, et dans le même temps préparer le financement du voyage. Nous avons dû élaborer un budget prévisionnel très précis dès septembre afin d’avoir une ligne directrice. Pendant toute l’année, nous avons fait des extrajobs, demandé des subventions, communiqué au maximum sur notre projet et travaillé tous ensemble pour atteindre notre objectif !

Où étiez-vous localisés exactement ?
Au Québec, nous avons tout d’abord été logés dans une salle à Saint Eustache, à 20km au nord-ouest de Montréal. Puis nous avons pu camper sur un terrain dans une réserve indienne pendant une semaine, et enfin dans un camping aux Grandes-Bergeronnes sur la Côte-Nord.

Quelles ont été vos activités principales ?
Une grande partie de nos activités ont été tournées vers la découverte de la nature et de la culture canadienne ! Nous avons notamment pu rencontrer un chamane amérindien qui nous a expliqué les uses et coutumes de la communauté innue (peuple autochtone originaire de l’Est de la péninsule du Québec-Labrador) au sein de la réserve des Hurons au Wendaké. Nous avons également pu faire des croisières sur le fleuve Saint-Laurent pour y voir des baleines, des phoques et des marsouins, du rafting, un safari animalier sur une terre amérindienne, sans oublier les visites de Québec et de Montréal !

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette rencontre avec les scouts canadiens?
Le manque de bon pain et de fromage ! Non, plus sérieusement, nous avons beaucoup partagé avec les pionniers de Saint Eustache : leur implication dans notre camp fut un immense gage de réussite. Notre amitié avec eux a été encore plus renforcée et nous espérons garder le lien avec les chefs canadiens. Voir la vie des amérindiens a été une expérience inoubliable pour nous tous, et rencontrer un ours a aussi été un événement assez marquant !

Une rencontre avec un ours ? Racontez-nous !dscn2140
Nous étions en camp sur la lisière d'une forêt de 2000kms de long et nous avons décidé de partir explorer notre environnement avec un guide amérindien. Avec un chef nous sommes revenus quelques minutes après notre départ afin de récupérer le gouter. Nous avons voulu faire une blague au reste de la caravane en leur faisant croire qu’un ours était entré dans la tente des filles. Au retour, tout le monde comprend que les chefs avaient fait une blague. Les garçons sont tout de même allés vérifier leur tente avec le chamane, et surprise ! Un ours était vraiment devant eux ! L’ours a pris peur et est reparti dans la forêt ! Ce n’était qu’un ours d’an an environ, mais il était suffisamment impressionnant pour nous !