Camp des Compagnons T2 bis - Juillet & Août 2023

Publié le 16 août 2023 avec les mots-clés: Actualités

Après un réveil très matinal et 5h d’avion, nous arrivons à l’aéroport de Dakar le 31 juillet 2023. Nous sommes chaleureusement accueillies par Barthélémy, le chef du groupe durant ce partenariat.
C’est alors reparti pour une bonne heure de taxi jusqu’au village de Nianing. Nous sommes à nouveau accueillies par l’équipe de Barthélémy : Jonathan, Sébastien, Jean-Marie, Maurice, Jean-Gabriel, Pascal et Marie-Louise. Nous rencontrons également Simon, le responsable du groupe, chargé de nous épauler durant cette action.
Nous avons la chance de bénéficier de matelas et de moustiquaires pour dormir dans un cadre confortable au sein de l’école élémentaire du Sacré Cœur de Ninaning pour 8 jours.
Aussitôt arrivées, aussitôt à l’action, nous rencontrons les sœurs Marie-Louise et Marthe de la pouponnière Cité de l’Emmanuel et après quelques premiers dons de vêtements, nous concluons sur un rythme journalier de visites aux poupons.

Ainsi, dès le matin du 1er août, nous entamons notre action de solidarité internationale au sein de la pouponnière. Le but étant de jouer avec les poupons, de les réconforter en cas de pleurs, de les assister aux heures de repas, de les changer après manger, de leur donner beaucoup d’affection. Nous passons 3 à 6h par jour à la pouponnière et le reste du temps, nous faisons connaissance avec nos partenaires en échangeant sur nos vies différentes, en partageant des jeux, en nous baladant dans Nianing ou bien dans M’bour (souvent pour faire des courses).

Au cours de ces 8 jours, nous avons pris l’habitude de nous occuper de poupons sans parents, de nous adapter au mode de fonctionnement des sœurs fondatrices de cette pouponnière, d’apprendre les bases du wolof et de la cuisine typique. Grâce à la présence de Marie-Louise, nous avons pu découvrir comment confectionner le thiep bou dien, le mafé, le bissap, le « c’est bon », le couscous sénégalais, le yassa poulet, le thiou, le thiéré bassi salté.
Nous avons également eu le temps de visiter la plage de Nianing, le marché de M’bour, été à la messe de l’Eglise Sainte Marthe de M’bour, de bénéficier d’une dégustation de liqueurs typiques, de nous faire chacune tresser et surtout d’avoir apporté un maximum de dons à la pouponnière ! La sœur Marie-Louise était très émue et nous a remercié plusieurs fois en nous disant que c’était le plus gros don qu’elle avait reçu depuis l’inauguration de la pouponnière.

Le 8 août, changement de programme radical. Nous passons de 10 à 100 en 2h. Nous logeons cette fois au sein d’un lycée à Somone. Au fil des jours, nous découvrons les habitudes scoutes locales, en effet, les journées sont bien remplies. Le lever se fait à 6h45 avec un décrassage, à 8h s’effectue le premier rassemblement de la journée lors duquel chaque responsabilité est citée par les différents chefs. Ces dernières sont attribuées par jour et se font à tour de rôles. Place ensuite au petit-déjeuner en chansons puis aux activités du matin telles que le nettoyage de la plage, la construction de bancs publics écologiques et la messe scoute. Vers 13/14h, nous déjeunons puis un petit temps de repos est accordé. Nous enchaînons ensuite avec les activités de l’après-midi telles que le reboisement, les jeux en groupe ou en unité, le désherbage. Nous dînons vers 20/21h et la veillée commence généralement aux alentours de 22h. Celle qui nous a le plus marquées est celle des ethnies, le but étant de se déguiser par équipe en différentes ethnies du Sénégal (Diola, Sérère, Peule, Wolof, Lébous, Toucouleurs, Mandingue, Bassaris) et mettre en œuvre une représentation typiques de danses ou de cérémonies. C’est à cette occasion que nous avons appris l’existence impressionnante du kankouran, qui vient de la culture Diola (Casamance).
Nous décampons de ce lieu le 14 août.

Pour clore ce beau séjour par un petit peu de découvertes et de visites, nous avons la chance de loger à Fatick, puis à Joal, puis M’bour, et enfin à Dakar pour la dernière nuit. Durant ces derniers jours, nous visitons la réserve de Bandia où nous approchons pour la première fois des girafes, de antilopes, des zèbres et j’en passe. Nous passons ensuite les fêtes du 15 août dans la famille de Barthélémy puis à Fadiouth, dite « l’île aux coquillages ». Pour célébrer notre avant dernier jour au Sénégal, nous coopérons avec une équipe de compagnons française agissant dans la pouponnière de M’bour et nous passons l’après-midi à désherber une bonne partie du terrain ensemble. Enfin, nous allons sur l’île de Gorée le 18 août et nous en profitons pour visiter la maison des esclaves, très riche en émotions.
Après plusieurs péripéties qui nous ont presque fait rater l’avion, nous disons au revoir à nos hôtes en nous promettant de nous retrouver un jour et nous retrouvons, avec joie, le ciel gris parisien ainsi que sa population incommensurablement aimable …

Merci d’avoir lu notre article jusqu’au bout et merci à tous ceux qui ont contribué à ce projet ambitieux mais réalisable finalement 😉 dont un énorme merci à notre Acoco Tancrède.

Lucrèce
Selena
Louise
Elisa